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Les newsletters : nouveaux pollueurs responsable du réchauffement planétaire

Les newsletters sont partie intégrante de nos vies, chaque français est abonné à au moins une newsletter. Aujourd'hui, chacun des envois de newsletter représente une importante émissions de CO² importante qui ne peut plus être négligée.

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Inventés dans les années 60 par l’ingénieur américain Ray Tomlinson, les courriers électroniques sont devenus partie intégrante du quotidien de la majorité des individus. Un Français recevrait, en moyenne, 936 newsletters par an. Mais contrairement à l’idée communément partagée, leur empreinte carbone est loin d’être anecdotique, d’autant plus qu’il faut qu’elle soit multipliée par la quantité colossale de messages qui s’échangent chaque jour. En effet, le mail est une façon rapide de communiquer de plus en plus démocratisé, mais son utilisation n’est pas sans conséquence pour l’environnement. D’ailleurs l’envoi et le stockage de ces 936 newsletters par personne consomme énormément d’énergie. Cela représente plus de 9 kg d’émissions de C0² par an. Dans cet article, nous allons en étudier les chiffres puis l’impact sur l’environnement et en dernier lieu, ce qu’il y a lieu de faire pour améliorer la situation.

 

L’empreinte carbone d’un email en chiffre

Pour que l’impact des mails soit bien mieux cerné, voici une petite démonstration en quelques chiffres : 293,6 milliards d’emails étaient envoyés et reçus chaque jour en 2019 sur un ensemble de 4 milliards d’utilisateurs de boîtes mail. Un employé de bureau reçoit en moyenne 121 courriels par jour dans le monde et 39 courriels sont reçus en moyenne par les internautes français en 2018. Quand on sait que 5,7 milliards de comptes email sont actifs aujourd’hui, il est facile d’en déduire que les mails sont très énergivores ! Concrètement, si nous zoomons sur l’empreinte carbone de l’email moyen, voilà ce que cela donne :

0,3 grammes pour un email de spam

4 grammes pour un mail sans pièce jointe

11 grammes pour un email avec une pièce jointe de 1 MB. Notons au passage à la suite de l’organisation Carbon Literacy Project, qu’envoyer une photo de vacances de 1 Mo à dix amis équivaut  à parcourir 500 mètres en voiture.)

• Jusqu’à 50 grammes pour un long email avec des pièces jointes.

Au niveau mondial alors cela donne quoi ? 281 milliards d’emails ont été envoyés chaque jour dans le monde en 2018 selon Radicati Group. Si l’on se base sur une empreinte carbone moyenne de 4 grammes par email, on arrive au chiffre vertigineux de 410 millions de tonnes de CO2 générées chaque année. Et cette étude concerne les chiffres de 2018. Quand on sait que les chiffres augmentent chaque année, ne sommes-nous pas en droit de nous inquiéter  pour l’avenir ?
 

La pollution numérique des emails

S’il est accompagné d’une pièce jointe d’1 Mo, un mail émet 19 g de Co2. Cet impact pris individuellement est faible mais quand on sait que 34 millions mails sont envoyés toutes les heures sans compter les spams, les conséquences deviennent importantes . Cela correspondrait à l’équivalent de 14 tonnes de pétrole. Envoyer 20 mails par jour pollue donc autant que parcourir 100 km en voiture. Le plus étonnant dans tout ça c’est que 75% des emails reçus sont des spams. Cela explique que 60% des mails ne sont jamais ouverts. Les boîtes mails sont saturées et polluées de messages qui ne vous intéressent pas.

En plus de ça, il ne faut pas oublier que l’environnement de travail est très gourmand : électricité, machines, impressions… À ces consommations s’ajoute l’impact du trajet domicile-travail en voiture pour les équipes IT qui représentent un impact inévitable. A cela, il faut aussi ajouter que même adressé à Camille de la comptabilité dont le bureau n’est qu’à cinq mètres du nôtre, notre courriel enverra des données à un data center, bien souvent de l’autre côté de l’Atlantique. En effet, sur les 4500 data centers recensés à travers le monde, plus de 1800 sont aux États-Unis, dont bien sûr ceux de Google et Yahoo, contre 56 en France. De fait, la majorité des emails français parcourent des milliers de kilomètres, et ce tout en opérant des passages par de nombreux routeurs, serveurs et ordinateurs ayant besoin d’énergie pour fonctionner. Et pour se refroidir ! Car en data center, la température de certains composants peut facilement monter à 60 degrés…

 

Des solutions à privilégier pour arrêter la tragédie

Une solution que nous pouvons vous proposer afin de remédier à la pollution numérique est d’utiliser un nettoyeur de boite mail pour supprimer vos newsletters inutiles. Nous vous recommandons donc d’utiliser Cleanfox, car il va vous permettre de désencombrer votre boite mail, tout en faisant un geste pour la planète. Avec le code promo « grizzlead », vous participez à la plantation d’1m² d’arbre en Tanzanie. Ceci est une solution concrète et pas chère ! Autre astuce à privilégier pour protéger la planète : c’est de se désabonner des newsletters que vous ne lisez pas ou plus ! Ne gardez que celles que vous lisez effectivement et pensez à supprimer les vieux mails de temps à autre pour faire place nette. Videz surtout la corbeille pour que ce soit efficace ! Sans cela c’est peine perdue !

Et pour aller plus loin… N’oubliez pas que si Internet était un pays il serait le 3ème consommateur mondial d’électricité après la Chine et les États-Unis. 7 à 10% de l’électricité mondiale serait consommée par Internet seul . Selon des chiffres établis par une étude GreenIT publiée en octobre 2019, les 34 milliards de smartphones, ordinateurs, consoles de jeux et téléviseurs que compte la planète occupent une place centrale dans l’impact sur l’environnement. Il faut 80 fois plus d’énergie pour produire un gramme de smartphone qu’un gramme de voiture. De ce fait, le numérique représente 4% des émissions de gaz à effet de serre dans le monde c’est 1.5 fois plus important que le transport aérien ! Pensez donc à acheter des appareils reconditionnés, à supprimer aussi vos messages envoyés, à n’envoyer vos messages qu’aux destinataires légitimes et à éviter systématiquement l’option « répondre à tous » grande cause de pollution évitable. Si vous devez aussi envoyer vos pièces jointes, faites en sorte qu’elles ne soient pas trop lourdes si possibles, c’est là aussi une grande cause de pollution. Si possible, stockez les documents en ligne et partagez simplement le lien pour les télécharger. Et quand vous en aurez plus utilité, n’oubliez pas de supprimer ces fichiers ! Et une dernière chose, quand vous n’utilisez pas vos appareils (smartphones, ordinateurs, consoles de jeux et téléviseurs), éteignez-les pour faire des économies d’électricité !

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